Décès non enregistrés : « Cameroon Memoria », une plateforme pour compter tous les morts !
Présentée le 26 août 2026 à Yaoundé, la plateforme numérique Cameroon Memoria ambitionne de mieux enregistrer les décès survenus au Cameroun et de transformer chaque décès en donnée vitale exploitable. Une initiative portée avec le MINSANTE et le BUNEC pour renforcer la fiabilité des statistiques sur la mortalité.
Présidée par le Secrétaire général du MINSANTE, Pr Louis Richard Njock, la rencontre a permis de présenter Cameroon Memoria et d’examiner un projet de protocole d’accord entre le ministère de la Santé, le Bureau national de l’État civil (BUNEC) et 2B Memoria SARL.
La plateforme entend répondre à une faiblesse persistante : certains décès, notamment ceux survenus dans les communautés, échappent encore aux circuits officiels d’enregistrement. Des cas peuvent notamment transiter par les morgues sans être captés par le DHIS2 du MINSANTE, tandis que d’autres donnent lieu à une inhumation sans enregistrement préalable.
L’objectif de Cameroon Memoria est donc de recenser, documenter et intégrer ces décès dans les systèmes appropriés, afin d’améliorer la complétude et la qualité des données vitales disponibles.
Le Pr Louis Richard Njock a salué une initiative qui s’inscrit dans les efforts du MINSANTE pour mieux documenter les causes de décès, notamment après la publication du premier rapport sur les causes de décès en milieu hospitalier.
Pour accompagner son déploiement, les promoteurs proposent notamment d’équiper les morgues et cimetières municipaux en dispositifs d’enregistrement et de former les personnels concernés. Les discussions doivent désormais permettre de préciser l’articulation de la plateforme avec les systèmes existants et de structurer la collaboration entre les différentes parties prenantes.